Neurosciences : la diversité des neurones interaréaux est due à leur vitesse de développement

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Des chercheurs de l'Université de Genève (Suisse) ont montré que la diversité des neurones interaréaux, ceux qui connectent les différentes aires cérébrales et leur permettent de se coordonner, est due à des différences dans la vitesse de lecture de leur programme génétique commun.

Au quotidien, le cerveau mobilise en permanence plusieurs de ses aires pour nous permettre de fonctionner. Par exemple, attraper sa tasse de café implique à la fois un contrôle moteur du bras et de la main, mais également visuel pour savoir dans quelle direction se diriger, et puis sensoriel pour s’assurer qu’on l’a bien en main (et qu’elle n’est pas brûlante). Le cerveau est capable d’intégrer toutes ces informations et de faire fonctionner l’organisme car les différentes aires cérébrales en question communiquent entre elles, mettent leurs informations respectives en commun : sans ces connexions “interaréales” (parce qu’elles font les liens “entre” les “aires” cérébrales), nous ne pourrions pas fonctionner correctement.

Les ICPN, neurones vedettes de la connectivité interaéale

Les acteurs principaux de ces connexions sont les neurones de projection corticale interaréaux (ICPN). Ils font les liens entre les différentes aires du cerveau, transmettant des messages électriques d’une aire à l’autre pour leur permettre de se coordonner. Ces connexions se mettent en place durant le développement embryonnaire, ainsi que dans les premiers temps de vie du nouveau-né.

Similarités génétiques, mais différences anatomiques

Les ICPN servent tous une fonction similaire : transmettre des messages d’une zone du cerveau à une autre. De fait, le programme génétique de tous les neurones faisant partie de cette population est globalement très similaire. Pourtant, au sein des populations d’ICPN, de grandes différences anatomiques existent. Comment, à partir de partitions génétiques aussi similaires, des neurones aussi différents peuvent-ils se développer ? C’est la question à laquelle Denis Jabaudon, professeur au Département de neurosciences fondamentales de l’Université de Genève (UNIGE), et son équipe ont tenté de répondre.

Le tempo d’expression génétique

Les résultats de l’équipe suisse, parus dans la revue , montrent que ce qui crée la diversité des populations d’ICPN, c’est la v[...]

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