Neurosciences : une communication émotionnelle joyeuse synchronise l'activité cérébrale

·2 min de lecture

Lorsqu'on partage des histoires joyeuses, les activités cérébrales de la personne qui raconte et de celle qui écoute se synchronisent fortement, davantage que lorsque cette communication émotionnelle repose sur des contenus tristes ou neutres.

Au quotidien, raconter des histoires, partager des anecdotes, qu’elles soient amusantes ou émouvantes, constitue une part importante de nos interactions sociales : ce moment agréable passé avec des collègues, ce film qui vous a ému aux larmes dans la salle de cinéma, ces péripéties vécues lors d’un voyage… Dans ces moments, en particulier lorsque l’histoire racontée repose sur des émotions, ces dernières ne sont pas les seules à être partagées entre la personne qui parle et celle qui écoute : l’activité cérébrale des deux individus ont tendance à se synchroniser.

Communication émotionnelle

Lorsqu’on transmet des émotions à travers ce que l’on dit - par exemple en racontant une histoire heureuse ou triste - il s’agit de communication dite émotionnelle. Cette forme de communication aurait une influence sur le degré de proximité ressentie par les différentes personnes impliquées, notamment via l’échange de signaux à la fois conscients et inconscients qui contribuent à ce sentiment d’être “en phase” l’un avec l’autre.

Joyeuse synchronisation cérébrale

Une équipe de l’Université normale de la Chine de l'Est s’est intéressée à cette synchronisation entre les individus lors de communications émotionnelles. Ils ont abordé la question sous l’angle du cerveau, en enregistrant l’activité cérébrale de leurs participants tandis qu’ils et elles écoutaient des histoires tristes, joyeuses ou simplement neutres, puis les relataient à leur tour.

Leurs résultats, publiés dans la revue , indiquent que les histoires joyeuses produisent une plus grande synchronisation cérébrale entre les individus concernés que les histoires tristes ou neutres, en particulier dans les régions frontale et temporo-pariétale gauche qui sont respectivement impliquées dans le traitement des émotions et la théorie de l’esprit. Cette dernière, et contrairement à ce que son nom peut sous-entendre, n’est absolument pas une théorie philosophique sur l’esprit humain. Dans le domaine des neurosciences, ce concept[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles