Une neuroprothèse qui restaure (en partie) la mémoire en mimant l'activité cérébrale

SEBASTIAN KAULITZKI / SCIENCE PHOT / SKX / Science Photo Library via AFP

Grâce à une électrode implantée dans le cerveau, des personnes atteintes de lésions cérébrales ont pu améliorer leur mémoire jusqu'à 50%, rapporte une étude. Pour cela, le dispositif reproduisait les impulsions électriques produites pendant l'encodage d'un nouveau souvenir.

Grâce à un implant cérébral, une “prothèse de mémoire” a permis d’améliorer la mémorisation chez une vingtaine de patients, donc certains souffrant de lésions cérébrales, rapportent des travaux américains publiés dans Frontiers in Human Neuroscience. Les performances de ce dispositif capable de mimer l’activité du cerveau pendant l’encodage d’un souvenir laissent l’équipe espérer un futur développement permettant de retarder la survenue des démences.

L’hippocampe, première zone cérébrale lésée dans les troubles de la mémoire

Le principal mode de perte de mémoire dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer est la perte de la capacité à former de nouveaux souvenirs”, explique le neuroscientifique Robert Hampson, de la Wake Forest University School of Medicine (Etats-Unis) et qui a dirigé ces nouveaux travaux. En cause, la fonction de l’hippocampe, zone du cerveau responsable de l’encodage de nouveaux souvenirs. Gravement affecté dans la maladie d’Alzheimer, l’hippocampe est également lésé dans la maladie de Parkinson, épilepsie, traumatismes crâniens ou AVC liés à des troubles de la mémoire - et en particulier la faculté à former de nouveaux souvenirs. “En fait, des lésions spécifiques des cellules de l'hippocampe imitent bon nombre des caractéristiques de ces maladies”, précise le scientifique.

A l’origine, le dispositif mis au point par les scientifiques visait à pallier les pertes de mémoire dues aux lésions cérébrales traumatiques subies par les forces militaires, dans le cadre du projet RAM de l’Agence de défense américaine (DARPA). Objectif : rendre leur mémoire aux combattants, pour leur permettre de reprendre du service ou d’améliorer la qualité de vie des vétérans. “La DARPA nous a demandé d'étudier spécifiquement si la technique fonctionnait dans le cas de pertes de mémoire liées à des lésions cérébrales traumatiques ou à des commotions cérébrales répétées”, précise Robert Hampson.

Des électrodes qui miment l’activité électrique de l’hippocampe

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