Le nettoyage du cerveau, un processus conservé dans l'évolution ?

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
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Chez l'humain, la nuit est propice à l'élimination des toxines accumulées dans le cerveau. Une fonction dont l'origine remonte, peut-être, à des centaines de millions d'années. À une époque où vivait l'ancêtre commun de l'humain et... de la mouche. Chez celle-ci, des chercheurs viennent d'établir que l'élimination des déchets est améliorée durant le sommeil profond.

« L'élimination des déchets pourrait être importante, en général, pour maintenir la santé du cerveau ou pour prévenir les maladies neurodégénératives », avance Ravi Allada, coauteur de l'étude. Ce neurobiologiste australien explique que Drosophila melanogaster, la mouche examinée, étend et rétracte sa trompe à plusieurs reprises pendant l'équivalent du sommeil profond chez l'humain. « Ce mouvement de pompage déplace sans doute les fluides vers la version "mouche" des reins. » Ce qui faciliterait l'élimination des déchets et aiderait à la récupération des blessures.

Cette découverte « indique que l'élimination des déchets est une fonction essentielle du sommeil, conservée dans l'évolution », proposent les chercheurs. Il pourrait bel et bien s'agir d'une fonction datant de l'ancêtre commun des mouches et des humains. Ce qui expliquerait en partie que les animaux aient un besoin crucial de sommeil, malgré la vulnérabilité accru qu'il engendre.

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