"Ce n'est pas parce qu'on est un délateur qu'on a le droit d'assassiner les gens" : le procès difficile de Claude Chossat, repenti sans statut officiel de la mafia corse

franceinfo

Claude Chossat, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, énumère toutes les affaires qu'il a aidé à résoudre. C'est son principal argument de défense et à la fois toute l'ambiguïté de ce procès qui se termine, pour un homme qui a collaboré avec la police mais qui n'est pas officiellement reconnu comme repenti, et n'a donc pas de statut particulier. Claude Chossat comparaît depuis le 28 octobre pour l’assassinat de Richard Casanova, l'un des parrains de l’organisation mafieuse Brise de mer, en avril 2008. Il nie et accuse un autre parrain, rival de la victime, mort depuis dans une explosion.

>> Justice : pourquoi Claude Chossat n’a pas le statut de repenti

"Si vous aviez aidé à ne pas commettre ce crime, ce serait différent", convient l'avocat général. La défense, elle, demande une peine atténuée. "Il peut bénéficier de la compréhension du jury populaire, de la cour d'assises, c'est ce que nous réclamons", explique maître Laurent Bouquet.

Il serait juste que Claude Chossat puisse, à un moment donné, reprendre le cours d'une vie normale, compte tenu de la collaboration plus qu'efficace qu'il a pu apporter aux services d'enquête.

L'avocat de Claude Chossat, maître Laurent Bouquet

à franceinfo

Pour la partie civile, il ne suffit pas d’avoir collaboré avec la police pour s'exempter de ses crimes. "Il tente par une manœuvre de solliciter, non (...)

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