"C'est extrêmement difficile de vivre ici" : le calvaire des Africains devenus la cible des ultranationalistes russes

Martin Mateso

Elle est loin l'époque de l'URSS où des milliers d’Africains étaient reçus à bras ouverts à Moscou. Les choses se sont détériorées après l’effondrement du mur de Berlin. La chute du communisme s’est accompagnée d’une recrudescence des manifestations racistes à travers le pays. Des mouvements nationalistes et extrémistes se sont organisés un peu partout contre les étrangers.

Les Africains se heurtent aux stéréotypes ancrés dans la société russe en général, explique Valens Maniragena de l’Organisation humanitaire Icumbi. Une association créée à Saint-Pétersbourg et qui œuvre en faveur de l’intégration des Africains dans la société russe.

Dans l'humour, dans la presse russe, les termes nègre, singe, vendeur de drogue, délinquant ou porteur de sida sont utilisés pour qualifier l'Africain

Valens Maniragena

Organisation humanitaire Icumbi

"Là-bas, le racisme, c’est frontal"

Depuis la chute du communisme, constate-t-il, les Africains résidant en Russie ne sont plus nécessairement des étudiants, censés retourner dans leurs pays d'origine après leurs études. On y trouve des hommes d’affaires, des médecins, des ingénieurs, des réfugiés et même des familles d’anciens étudiants qui ont décidé de s’y installer. Ils sont la cible permanente des (...)

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