"On ne veut pas être associés à l'échec d'une politique" : les maires sceptiques sur l'organisation du grand débat national

franceinfo
Après le retrait de Chantal Jouanno de l'organisation de cette consultation, les maires sont partagés sur le rôle qu'ils doivent tenir.

Participer au risque d'apparaître comme les supplétifs du gouvernement, ou le boycotter en risquant d'attiser la colère. Tel est le dilemme qui anime les maires de France alors que le grand débat national promis par l'exécutif en réponse à la contestation des "gilets jaunes" doit commencer mardi 15 janvier.

>> Thèmes, organisation... Le mode d'emploi du grand débat national promis par Emmanuel Macron

Lundi dernier, le maire d'une petite commune de Gironde a indiqué sur Facebook avoir envoyé une lettre à Emmanuel Macron lui expliquant pourquoi il ne participerait pas à ce débat, "ni en tant que citoyen, ni en tant que maire".

Vous ouvrez le débat en indiquant que ses conclusions sont déjà écrites et qu'il ne servira qu'à discuter de la couleur du papier peint d'un édifice qui est précisément celui que conteste le mouvement des 'gilets jaunes'.

Segundo Cimbron, maire de Saint-Yzans-de-Médoc

dans sa lettre à Emmanuel Macron

L'ancien élu communiste assure dans sa missive que la France des ronds-points débat déjà tous les jours depuis la mi-novembre. "Sans vous, monsieur le président ; sans nous les élus. Et elle écrit pas à pas ses conclusions sur une feuille qu'elle a voulu blanche", poursuit-il, alors que "sur la (...)

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