"On ne travaille pas, la vie devient chère, c'est presque un enfer" : à Haïti, la crise du chômage perdure

franceinfo

Sur le marché de Port-au-Prince, Jean-Joseph, vendeur, garde le sourire, même s'il l'avoue, "la vie devient chaque jour de plus en plus dure". Selon les statistiques, le taux de chômage a atteint 27% en Haïti, mais les locaux pensent que ce chiffre est bien en-deça de la réalité quotidienne. Depuis le séisme il y a dix ans, les habitants d'Haïti tentent de sortir la tête de l'eau. Le tremblement de terre, d’une magnitude de 7,0 à 7,3 sur l'échelle de Richter, a tué plus de 200 000 personnes et en a blessé 300 000. La secousse a détruit des hôpitaux, des écoles, et laissé derrière elle des maisons effondrées. À l'époque, le pays a affronté une terrible crise humanitaire. Dix ans après, la situation s'est améliorée, mais le quotidien des Haïtiens ne va pas mieux, confrontés à un taux de chômage catastrophique.

C'est presque un enfer ! On se débrouille quand même, on résiste.

Jean-Joseph

à franceinfo

"On ne travaille pas, et la vie devient chère. Chaque jour, les prix changent, ils augmentent parce que nous sommes un pays qui consomme, nous ne produisons pas", affirme-t-il. Pour vivre aujourd'hui, cet Haïtien explique qu'il faut "1 000 gourdes par jour", soit dix euros. "Et c'est cher ! Mais on s'y habitue", dit-il.

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