"Tu ne trahiras point" de Karim Madani : une plongée dans le monde des premiers graffeurs parisiens

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Tout commence dans les années 1980. Qui connaît l'art du graff à cette époque en France? Personne, hormis quelques lascars les yeux rivés outre-Atlantique sur la ville de New York. Officiellement Luc, alias Comer, travaille au Foot Locker de Châtelet les Halles, officieusement il écume les rames de métro et de RER afin d'y graffiter son blaze. Il est une star dans le milieu, les flics rêvent de le serrer. Et c'est ce qu'ils font un jour, balancé par un de ses potes. Le graff est entré dans l'ère de la répression, on ne rigole plus. Plus de quarante-quatre heures de garde-à-vue, une mise en examen avec soixante autres personnes, du jamais-vu en matière de graffiti.

"Tu ne toyeras pas"

S'ils savaient les flics. Que tous ces petits gars ne sont pas de la racaille blanche sortie de sa banlieue. Parce que comme l'explique Madani, "ce sont les types des quartiers et des cités qui ont importé le hip-hop en France mais ce sont les b-boys parisiens argentés, des bourgeois travaillant dans l'industrie photographique ou dans la mode, des journalistes branchés, des graffeurs issus des milieux aisés." Ainsi tombe-t-on de l'armoire quand on lit que le Franco-Américain Philippe Lehman, alias Bando, writer légendaire, était le petit-fils d'un des fondateurs de la banque Lehman Brothers. Que le rappeur Mathias Crochon, alias Rockin' Squat, du groupe Assassin, a une maman qui occupe un poste à hautes responsabilités dans un célèbre magazine féminin américain, basé à New York. En réalité, le j...


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