"Je ne touche plus rien" : en Italie, la crise sanitaire du coronavirus a entraîné une partie de la population dans la pauvreté

Omar Ouahmane

C'est au volant de sa voiture personnelle que Nicolo, bénévole au sein d'une association, sillonne les quartiers populaires de Milan à la rencontre des habitants tombés ces dernières semaines dans la très grande pauvreté. "Ce sont majoritairement des étrangers mais il y a aussi quelques Italiens, explique Nicolo. Ils avaient un travail mais avec le confinement et la crise, ils l'ont perdu et n'ont plus de ressources."

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Alors que l’Italie a entamé, lundi 4 mai, un déconfinement prudent, la crise sanitaire du coronavirus est devenue une crise sociale. Chomâge partiel, perte de petits boulots, une partie de la population de la péninsule a plongé dans la misère. Pour venir en aide aux familles en difficulté, des associations se sont transformées en banques alimentaires.

"C'est la première fois que ça m'arrive"

Dans le coffre du véhicule de Nicolo sont empilés des colis de denrées alimentaires et des produits de première nécessité que Melissa, une Péruvienne d'une trentaine d'années, attend avec impatience. "Avant, je travaillais comme femme de ménage, explique Melissa. Je gagnais entre 600 et 700 euros. Après, je suis restée à la maison avec ma petite et je ne touche plus rien."

Je ne peux même plus envoyer de l'argent au pays.

Elda, (...)

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