“Ce ne sera pas facile”, mais l’UE veut renoncer au pétrole russe

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Photo/Kenzo Tribouillard/AFP
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“Nous proposons désormais une interdiction du pétrole russe. Il s’agira d’une interdiction complète des importations de tout le pétrole russe, transporté par voie maritime ou par oléoduc, brut et raffiné.” Mercredi 4 mai, Ursula von der Leyen s’est exprimée clairement sur les intentions de la Commission.

Le Soir résume la situation dans son titre : “L’Union européenne entame son boycott du pétrole russe”. Le mot “entamer” n’est pas choisi au hasard, car le processus sera long, et la “déconnexion de l’or noir” de Moscou progressive, prévient le quotidien belge.

En effet, Bruxelles entend renoncer définitivement aux importations de pétrole brut dans les six prochains mois, et aux produits raffinés (notamment les carburants) avant 2023. Ce répit permettra à l’UE “de mettre en place d’autres voies d’approvisionnement”, afin de réduire “au minimum l’impact sur les marchés mondiaux”, a ensuite précisé la politique allemande.

Cette décision, rappelle Le Soir, est tout sauf une surprise, puisqu’un embargo sur le pétrole russe a déjà été décidé par les États-Unis, et les 27 États membres de l’UE s’étaient déjà accordés sur le principe d’une indépendance énergétique de Moscou lors du sommet européen de Versailles, les 10 et 11 mars dernier. Néanmoins, les détails sur le calendrier à suivre restaient à préciser et, en réalité, certaines choses pourraient encore changer, puisque la proposition de la Commission doit être encore validée par les États membres.

Quoi qu’il en soit, la route tracée par Ursula von der Leyen est claire et elle sera parcourue, même si elle devait se révéler douloureuse. “Soyons clairs, ce ne sera pas facile, a d’ailleurs admis von der Leyen, dont les propos sont rapportés par Politico. Certains États membres sont très dépendants du pétrole russe, mais nous devons tout simplement le faire.”

La Hongrie et la Slovaquie avaient d’ailleurs déjà fait savoir qu’elles ne soutiendraient pas les sanctions de Bruxelles qui viseraient l’énergie russe. Après l’annonce de la présidente de la Commission ce 4 mai, le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltan Kovacs, a déclaré, dans des propos rapportés par Al-Jazeera ne pas savoir comment son pays pouvait réussir cette transition.

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