"Je ne savais pas où j'allais" : aux assises, Nordahl Lelandais se décrit en "vagabond"

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C'est la première fois que Nordahl Lelandais se présente devant une cour d'assises. Renvoyé devant la justice pour l'enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys, en 2017 à Pont-de-Beauvoisin, l'ancien militaire est jugé dans une autre affaire, depuis lundi matin : celle du meurtre du caporal Arthur Noyer, qu'il avait rencontré dans une boîte de nuit de Chambéry, la même année. Des faits reconnus par l'accusé, qui persiste toutefois à nier avoir voulu tuer le jeune homme de 23 ans. 

"Nerveux ? Oui, quand je conduis"

"Je n'ai jamais voulu donner la mort", martèle ainsi Nordahl Lelandais, sous les yeux attentifs des parents d'Arthur Noyer, en quête d'explications. Le président les a pourtant mis en garde à l'ouverture de l'audience : les assises peuvent être violentes et ils n'auront peut être pas les réponses qu'ils attendent.

Sur la forme, l'accusé renvoie pour l'instant une image aux antipodes de la violence et de l'acharnement dont il a fait preuve à l'égard du caporal. "Votre ex-compagne vous décrit comme quelqu'un de nerveux qui aime plaire, ça vous correspond ?", lui demande le président dans le cadre de l'examen de personnalité. "Nerveux, oui, quand je conduis. Et puis, c'est vrai que j'aime m'apprêter". Comme à l'audience, avec une chemise bleu ciel bien repassée, les cheveux coupés courts. 

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Nordahl Lelandais reste calme et poli, même quand le magistrat s'attarde sur la litanie de ses échecs scolaires et profes...


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