«Je ne sais pas ce que je vais faire l'année prochaine»: le grand désarroi des étudiants sans master

«Dès le début on nous a parlé de la sélection en master, mais je ne pensais pas que ça allait être aussi rude», nous confie Lucie. | Nathan Dumlao via Unsplash
«Dès le début on nous a parlé de la sélection en master, mais je ne pensais pas que ça allait être aussi rude», nous confie Lucie. | Nathan Dumlao via Unsplash

«J'ai postulé cette année à quarante-trois masters: pas une seule réponse positive. “Résultats insuffisants” et autres motifs», raconte Éric*, qui a obtenu sa licence de droit en 2021 avec 11 de moyenne et qui tente pour la deuxième année consécutive d'intégrer un master. «Cette année, j'ai donné tout ce que j'avais pour obtenir ce master. J'ai réalisé deux longs stages en cabinets d'avocats et on m'a rédigé une lettre de recommandation... Pourtant, rien n'y fait.»

«Je n'ai jamais redoublé, j'étais plutôt une élève classique mais je n'avais pas un dossier désastreux», nous confie de son côté Lucie*, étudiante en droit qui a postulé cette année à quatre-vingt-dix masters. «J'ai essayé de fortifier mon dossier en faisant trois stages et je me suis également engagée dans une association. Malgré ça, je n'ai eu quasiment que des refus.»

Des témoignages similaires, on en trouve encore par dizaines sur les réseaux sociaux, sous les hashtags #EtudiantsSansMaster ou #LibreM1. En cause: cette année encore, et depuis la réforme de la sélection en master 1 votée en 2017, de nombreux étudiants cherchant à poursuivre leurs études après avoir validé trois années de licence se retrouvent bloqués aux portes du master, faute de places dans des filières particulièrement demandées comme le droit, la psychologie ou les sciences politiques.

Pourtant, en 2021, Frédérique Vidal, alors ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, avait annoncé la création de 3.000 à 4.000 places supplémentaires dans ces filières dites «en tension», pour tenter de débloquer la situation. Aujourd'hui, néanmoins, malgré de bons dossiers, les étudiants sont encore nombreux à se retrouver sur la touche sans comprendre pourquoi. À l'heure où le mal-être étudiant n'a jamais été aussi alarmant, la...

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