"Nous ne pouvons pas satisfaire les demandes": autorisées à vendre des masques "barrières" contre le coronavirus, toutes les pharmacies ne sont pas prêtes

Jérôme Jadot

"Vous avez des masques ?" demande une cliente. "Non pas encore…" , répond la pharmacienne. Dans cette officine du 18e arrondissement de Paris, les masques "grand public" visant à lutter contre la propagation du coronavirus, différents de ceux réservés aux professionnels de santé, devraient arriver d’ici dix jours. Selon l’Ordre des pharmaciens, une officine sur deux n’est pas encore en mesure d’en fournir, à cause du temps d’approvisionnement.

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Le feu vert, donné le week-end dernier par arrêté, permettant d'ajouter ces masques "non sanitaires" à la liste des marchandises qui peuvent être vendues en officine, était très attendu. "Toute la journée, c’est un ballet incessant depuis bien 15 jours, explique la pharmacienne de l’officine, Laura Aravya. Et nous ne pouvons pas satisfaire les demandes." Cette autorisation est donc vécue comme "un grand soulagement". D’autant que les refus de vente créent des tensions : "C’est assez délicat, on se fait souvent insulter", regrette ce préparateur.

Le prix des masques en question

Catherine, elle, ne comprend pas pourquoi il faut payer, alors que la municipalité et le gouvernement ont annoncé des distributions. "Cela veut dire qu’on va devoir débourser une certaine somme très régulièrement, déplore la cliente. Ces masques ne durent que quatre heures, il faut les laver, les racheter." Catherine le sait bien, elle en a déjà acheté un (...)

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