"On ne peut pas s'arrêter de vivre à cause de ce virus" : la directrice de "maisons partagées", une alternative aux Ehpad pour des personnes autonomes

France 2
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Dix résidents sur douze ont été testés positifs au coronavirus Covid-19 dans la "maison partagée" de Brens, une commune du Tarn. Ce lieu d’accueil, qui se veut une alternative aux Ehpad, a été conçu pour des personnes trop âgées pour vivre seules mais encore assez autonomes pour habiter en colocation. "Il vont tous bien dans l’ensemble, on surveille… dit l’infirmière libérale Karen au magazine '13h15 le samedi' (replay). Il y en avait deux qui étaient bien fatigués mais qui ont bonne mine aujourd’hui. Il n’y a pas d’inquiétude et le moral est bon."

La directrice Josette Ancilotto, à l’origine du concept de "maisons partagées" gérées par l’association Ages sans frontières, s’occupe tous les jours, avec Patrice qui a une formation d’aide médico-psychologique, du moral des troupes : "Vous êtes asymptomatiques, donc, il ne faut pas s’affoler. Il y a une prudence qui s’impose, mais de là à déprimer, ce serait pire qu’un virus." Une résidente ne regrette pas d’avoir joué à la belote avec des personnes de l’extérieur : "Ce n’est peut-être pas eux qui nous l’ont amené. On ne peut pas savoir."

"Je me bats pour qu’elles gardent leur liberté"

N’aurait-il pas été préférable de s’enfermer un peu plus pour ne pas avoir le virus ? Simone, une autre colocataire, est catégorique : "Et vous croyez qu’on ne l’aurait pas eu quand même ? Il est partout." La directrice ajoute : (...)

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