"On ne peut pas négliger l'impact sur les apprentissages scolaires" : à Lyon, les associations mettent les bouchées doubles pour aider les élèves après le confinement

Alain Gastal

"C'était bien l'école aujourd'hui ? Vous avez fait quoi ?" Deux fois par semaine, après l’école, Lou, l'une des bénévoles de l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), passe une heure chez Nasser, élève de CM1, dans un quartier lyonnais. L'étudiante lui apporte du soutien scolaire, interrompu pendant le confinement. Il n'y avait plus d’école, impossible donc pour elle d’aller chez le jeune garçon. Une période que Nasser n'a pas aimé. "Je jouais ou je dormais... Sinon, je restais à la maison. C'est bien quand on parlait ou quand on jouait avec Lou, mais sinon c'était nul", admet l'enfant.

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Pour compenser son absence, Lou appelait son élève chaque jour. C'est par le téléphone de la maman que passait le soutien scolaire. Si finalement le jeune garçon a repris le chemin de l'école dès le 11 mai et rattrapé son retard, l'étudiante craint qu’il y ait des dégâts chez de nombreux enfants. "On a quand même fait les devoirs pratiquement tous les jours, donc ça va, mais c'est vrai qu'il y a d'autres enfants qui ne pouvaient pas faire les devoirs tous les jours, je pense qu'ils ont pris du retard", affirme l'étudiante.

Je trouve qu'avec le confinement, le lien a été plus fort avec les (...)

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