"On ne peut pas en faire seulement une femme transparente" : la dernière réplique de la défense pour réhabiliter les époux Fillon

Violaine Jaussent

"Elle ne se met jamais en avant. Elle ne sait pas se faire valoir. Mais comment se défendre de ne pas être une femme différente de celle qu'on est ?" Elle, c'est Penelope Fillon, invitée à s'exprimer une dernière fois devant les juges, mercredi 11 mars. Mais la discrète assistante parlementaire, contre laquelle le parquet national financier (PNF) a requis, la veille, trois ans de prison avec sursis, n'a rien souhaité ajouter. Pas plus que son époux, François Fillon, ni son ancien suppléant à l'Assemblée. Le PNF a réclamé cinq ans de prison, dont deux ferme, à l'encontre de l'ancien Premier ministre, et deux ans de prison avec sursis contre Marc Joulaud. Lors de l'ultime journée du procès, consacrée aux plaidoiries de la défense, les six avocats des prévenus se sont efforcés de démonter les soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon. Et, parfois, de la réhabiliter.

Son avocat prend la parole en fin de matinée. "Ce que vous avez à juger, c’est la réalité de son emploi, la réalité de sa mission", commence Pierre Cornut-Gentille. Quelle était, justement, sa mission ? La question a largement occupé les débats, pendant plus de deux semaines. a nous ramène en 1981 : les époux Fillon font un choix. François Fillon décide d’embrasser une carrière politique et elle, de l’accompagner", répond l'avocat. Le (...)

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