« Nous ne sommes pas morts » : le retour des Verts à l’Assemblée nationale

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Leur précédent passage à l’Assemblée nationale leur avait laissé un goût amer. C’était l’époque de Cécile Duflot, Noël Mamère, François de Rugy, Barbara Pompili… En juin 2012, 17 députés écologistes entraient pour la première fois au Palais-Bourbon. Quatre ans plus tard, avant même la fin de la mandature, le groupe parlementaire était dissous , faute du nombre minimum d’élus (15). Certains avaient alors décidé de rejoindre le contingent socialiste. « Cette affaire est derrière nous », assure Julien Bayou, numéro un d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et candidat en ballottage favorable à Paris.

Quel que soit le scénario final, dimanche soir, les Verts, grâce à l’union de la gauche, devraient renouer avec l’Assemblée. « Nous ne sommes pas morts, on s’est reconstruits pendant cinq ans, explique la secrétaire nationale adjointe d’EELV, Sandra Regol, en lice dans le Bas-Rhin. Mais il nous faut plus. C’est ce que l’on va chercher. » Les dernières projections de Harris Interactive promettent aux écologistes entre 20 et 31 sièges. Un résultat inespéré deux mois après l’échec de Yannick Jadot à la présidentielle, sous la barre des 5 %. « Par rapport à ce score, il ne faut pas cracher dans la soupe, lâche l’eurodéputé EELV David Cormand. On s’en sort pas mal. »

« À quoi sert encore EELV ? »

« Il y a la symbolique, l’écologie qui revient à l’Assemblée, et le concret : quand on voit le travail qu’on peut y faire, ça va être vivifiant », estime l’élue parisienne Raphaëlle Rémy-Leleu. Sa...


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