"Ce ne sont plus des manifestations, c’est un champ de bataille" : en Birmanie, les opposants au coup d'État militaire se cachent dans les zones frontières

franceinfo
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Depuis le coup d’État militaire du 1er février, la Birmanie est toujours plongée dans une situation de guerre civile avec plus de 400 morts, dont au moins une dizaine d’enfants. Dans la matinée du lundi 29 mars, des bombardements ont eu lieu à la frontière thaïlandaise. De plus en plus de leaders du mouvement de désobéissance civile se cachent désormais dans les zones frontières pour organiser la résistance.

Au fond d’un restaurant discret, chemise et lunettes d’étudiant, Saw Jay regarde nerveusement par-dessus son épaule. Il y a près de trois semaines, ce jeune politicien et directeur d’une ONG birmane a passé illégalement la frontière thaïlandaise.
Après l’arrestation et la disparition de plusieurs de ses collègues, il a décidé de quitter le pays pour rester en vie et continuer à se battre. "Je ne voulais pas quitter mon pays, parce qu’on a besoin de gens sur le terrain, regrette Saw Jay. Mais les militaires ont commencé par s’attaquer aux députés du Parlement, de La Ligue pour la Démocratie, puis petit à petit, ils se sont rapprochés de nous, les plus jeunes, la prochaine génération de leaders. Je participais bien sûr aux manifestations, comme renfort, et ils se sont mis à viser précisément les gens qui restaient à l’arrière. Ce ne sont plus des manifestations aujourd’hui, c’est un champ de bataille."

"La police m’a appelé pour me menacer, je me suis dit qu’il était peut être temps de partir."

Saw Jay

à franceinfo

Récolter des fonds, trouver un moyen de les transférer (...)

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