"Je ne laisserai pas passer": traitée de "poissonnière", la députée Panot exige toujours des sanctions

Jules Pecnard
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La députée LFI Mathilde Panot, le 4 février 2021 à Paris - BFMTV / Capture d'écran
La députée LFI Mathilde Panot, le 4 février 2021 à Paris - BFMTV / Capture d'écran

Elle dit vouloir aller "jusqu'au bout". Deux jours après avoir été traitée de "poissonnière" dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la députée La France insoumise Mathilde Panot ne décolère pas. Et ce, malgré les excuses formulées par Pierre Henriet, le député La République en marche qui s'est reconnu coupable de l'offense.

"Comme excuses, quand même, on fait mieux. (...) Des excuses convenables, c'est de dire 'oui effectivement, j'ai crié une insulte sexiste, ce n'est pas acceptable'", a-t-elle répondu ce jeudi au micro de BFMTV, depuis le cortège d'une manifestation organisée entre autres par la CGT.

Élu dans la Vendée, Pierre Henriet a écrit un tweet dans lequel il reproche à Mathilde Panot de "vociférer à la tribune" et de "couper la parole". "Si elle se sent à tort insultée, je la prie de bien vouloir m'excuser", a-t-il ajouté.

"Sexisme ordinaire"

La députée du Val-de-Marne, elle, estime qu'au-delà de son cas personnel, "toutes les femmes politiques ont été victimes à un moment de ce type de sexisme ordinaire". "L'idée c'est d'envoyer un signal à toutes les femmes que finalement, elles n'ont pas leur place dans la politique", juge-t-elle.

"Je crois qu'il est important de ne pas laisser passer, pour ces millions de femmes dans le pays à qui ça arrive tout le temps (...) Je demande que M. Henriet (...) soit sanctionné comme le prévoit le règlement de l'Assemblée nationale. (...) Je ne laisserai pas passer", a ajouté la parlementaire insoumise.

Lorsqu'il lui est rappelé son tweet dans lequel elle a comparé Christophe Castaner, lorsqu'il est devenu président du groupe LaREM, à un "déchet" recyclé par son parti après son départ du ministère de l'Intérieur, Mathilde Panot nie toute équivalence.

"Je n'ai pas qualifié M. Castaner de 'déchet'. (...) C'est un principe pour moi en politique: je n'ai jamais attaqué la personne, mais seulement les faits politiques", assure-t-elle aujourd'hui, avant de rappelé ses grief vis-à-vis de l'ex-premier flic de France.

Article original publié sur BFMTV.com