Ne le dis à personne (W9) : Pourquoi François Cluzet a-t-il failli ne jamais jouer dans le film ?

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Un combattant qui bosse à l’instinct

Dans Ne le dis à personne, polar nerveux adapté d’un livre de Harlan Coben, il incarne avec une fougue persuasive le docteur Alexandre Beck, un pédiatre dont la jeune et jolie femme (Marie-Josée Croze) est massacrée par un serial killer. Huit ans après, le médecin, encore ravagé par la douleur, reçoit un mystérieux mail de son épouse. Ce rôle, Cluzet faillit pourtant ne jamais l’obtenir. Les distributeurs du film ne voulaient pas d’un artiste au caractère bien trempé, souvent difficile à gérer sur les tournages. " J’avais la réputation d’être à cran. Alors que je suis simplement nerveux. Nuance !", se souvient, amusé, l’intéressé. Guillaume Canet va pourtant imposer ce comédien dont il se sent très proche : " Il était une évidence : comme moi, c’est un sanguin qui se donne à fond, un vrai passionné qui ne triche jamais." Sans l’avouer explicitement, Guillaume Canet est aussi fasciné par ce grand torturé qui a su se relever de terribles épreuves : une dépendance à l’alcool, qui a duré plus de dix ans, et la mort de son ex-compagne, Marie Trintignant (avec laquelle il a eu un fils), décédée en 2003. François Cluzet n’est pas, selon Canet, "un acteur qui retourne dans sa loge pour prendre son thé, mais un combattant, qui bosse à l’instinct". Pour François Cluzet, dont la carrière, à 51 ans, s’essouffle alors quelque peu, ce rendez-vous est une résurrection artistique. I... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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