"On ne demande pas une friandise, on demande une revalorisation salariale" : à Toulouse, le plan hôpital ne convainc pas

Alain Gastal

"Ce qu'on nous annonce, c'est des primes qui seraient remises en fonction de la qualité des soins délivrés. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Qui va avoir ces primes ?", s'interroge Pauline Salingue, la représentante CGT à l'hôpital Purpan de Toulouse. Le Premier ministre a annoncé des mesures, mercredi 20 novembre, censées répondre à la crise qui dure depuis huit mois : outre des annonces sur le budget des hôpitaux ainsi que leur dette, des primes ont été promises aux plus bas salaires des soignants habitants en région parisienne.

>> Après l'annonce du plan hôpital, les réactions des élus et des syndicats sont mitigées


Une enveloppe de 200 millions d'euros laissée "à la main" des hôpitaux permettra de "récompenser l'engagement et l'investissement des personnels", selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Mais la représentante CGT s'interroge sur les critères qui présideront à l'attribution des primes.

Est-ce que cette prime sera la carotte, si vous venez remplacer vos collègues, si vous acceptez d'annuler vos vacances à la dernière minute, si vous acceptez de revenir travailler le week-end ?

Pauline Salingue, représentante CGT

à franceinfo

Le principe même d'une prime a du mal à passer. "Ce n'est pas ça qu'on demande. On ne demande pas une friandise, on demande une revalorisation (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi