"Ils ne sont pas déshérités": la veuve de Jean-Loup Dabadie réagit sur BFMTV aux accusations de ses enfants

Magali Rangin
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Jean-Loup Dabadie en 2009  - Bertrand Guay - AFP
Jean-Loup Dabadie en 2009 - Bertrand Guay - AFP

Elle dénonce une "diffamation" et des "mensonges". Attaquée en justice par la fille de Jean-Loup Dabadie, la veuve du célèbre parolier et scénariste disparu en mai dernier, Véronique Bachet, s'est défendue samedi sur le plateau de BFMTV.

Clémentine Dabadie, fille aînée de l'académicien, a déposé plainte le 5 mars contre la veuve de son père, des chefs de vol, abus de confiance et recel. S'exprimant sur notre antenne, Clémentine Dabadie a ainsi expliqué "aujourd'hui, ma belle-mère a l'usufruit de tous les biens de mon père, et nous nous n'avons rien. Et non seulement nous n'avons rien, mais nous sommes les seuls à payer les droits de succession".

"Ils ont la nu-propriété"

"C'est très choquant", a déclaré Véronique Bachet, évoquant ces attaques. "Il y a un testament entre les mains de notaires, a-t-elle expliqué. Mon mari, en toute conscience, a fait un testament manuscrit en l'an 2000, une donation en l'an 2002, qui me donne l'usufruit des droits d'auteur, du droit moral. Ils ne sont pas déshérités, je suis usufruitière, ils ont la nu-propriété". Cette disposition signifie que si les enfants de Jean-Loup Dabadie sont propriétaires de ses biens, c'est sa veuve qui en a la jouissance. "Ils ne sont pas spoliés", martèle Véronique Bachet.

Le communiqué de l'avocate de Clémentine Dabadie évoquait la "disparition" d'objets ayant appartenu à l'auteur, "des tableaux, des montres précieuses, des stylos à plume de marque, des pipes anciennes qu'il aimait à collectionner, les manuscrits de l'écrivain ainsi que son épée d'académicien".

"Il manque un tableau de Calder, Le Soleil noir, auquel il était très attaché, il manque une litographie de Klee, il manque sa collection de pipes", a ainsi énuméré Clémentine Dabadie sur le plateau de Bruce Toussaint.

"L'épée, elle est là"

"L'épée de mon cher époux, dont je suis très fière, (...), l'épée, elle est là", a répliqué Véronique Bachet, tenant l'objet. "J'en suis l'usufruitière. Certes, il y a les initiales des enfants, ils auront l'épée quand je tomberai de vélo", a-t-elle ajouté, reprenant une formule de Jean-Loup Dabadie pour évoquer la mort. "La collection de pipes, ça appartenait au grand-père, elle est à l'Ile de Ré, elle est dans une boîte", a-t-elle poursuivi, brandissant une photo de la collection en question.

"J'aimerais tellement avoir une litho de Klee", a également déclaré Véronique Bachet, indiquant que Jean-Loup Dabadie n'en avait jamais possédé. "Mon mari n'avait pas de tableaux de maître, il faut quand même avoir de certains moyens pour acheter des tableaux de maître."

Article original publié sur BFMTV.com