"Je ne crois pas qu'un principal de collège connaisse la réalité de notre métier" : un professeur des écoles explique pourquoi il a fait grève

Valentine Pasquesoone

Journée particulière à l'école maternelle de la Meinau, à Strasbourg, mardi 19 mars. Dans cet établissement d'éducation prioritaire, cinq enseignants sur sept ont fait grève, mardi, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle lancée par la CGT et FO – puis par les syndicats Solidaires, FSU, Unef et UNL. Pierre Friedelmeyer, 45 ans, est l'un de ces professeurs en grève.

Sa situation, et celle de ses collègues de maternelle, ne fait pas exception. D'après les chiffres du ministère de l'Education nationale, publiés à la mi-journée, 23,84% des enseignants du premier degré – maternelle et primaire – étaient grévistes mardi. Leurs collègues du second degré – collège et lycée – étaient 8,85% à avoir débrayé. Le Snuipp-FSU, syndicat majoritaire dans l'enseignement primaire, dont Pierre Friedelmeyer fait partie, a revendiqué pour sa part 40% de professeurs des écoles en grève.

Moins d'argent pour les écoles publiques ?

Comme bon nombre de grévistes et de manifestants, Pierre Friedelmeyer veut défendre le pouvoir d'achat et la défense des services publics. Il s'est aussi mis en grève contre le projet de loi "pour une école de la confiance", du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. L'enseignant dénonce avant tout, dans cette loi, la mise en place "d'établissements publics des savoirs fondamentaux" : dans un secteur défini, les écoles maternelles et primaires seront désormais gérées par (...)

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