"Je ne comprends pas cet acharnement" : les fidèles de la mosquée de Pantin dénoncent une décision injuste

Emmanuel Grabey
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L'arrêté de fermeture prévoit 48 heures avant que la Grande Mosquée de Pantin (Seine-Saint-Denis) ne ferme ses portes pour six mois, mais devant le petit bâtiment en tôle, peu de monde passe mardi après-midi. Après l'assassinat de Samuel Paty, Kader, un commerçant voisin, a bien senti un changement d'ambiance dans le quartier. "Une peur ? Je ne sais pas, mais une inquiétude, oui, affirme-t-il. Ça s'est passé à Conflans-Sainte-Honorine et le problème s'est déplacé ici. Ça n'a rien à voir. Là, ils ont tout mélangé. Il faut trouver un bouc émissaire."

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Parmi ceux qui s'approchent pour lire l'arrêté, Zoura, une retraitée qui vient parfois le vendredi pour prier. Bouc émissaire ? Pour elle, le terme est bien trouvé. "Ce n'est pas normal, c'est pas juste. Pourquoi fermer cette mosquée ? Qu'est-ce qu'elle a fait, la mosquée ? Ce qu'on veut, c'est qu'il y ait la paix entre tout le monde. Le président de la mosquée, moi, je ne le connais même pas."

C'est une maladresse, ça arrive. Tout le monde fait des erreurs. On est d'accord ?

Zoura

à franceinfo

C'est la publication sur la page Facebook du lieu de culte de la vidéo du père d'élève de Conflans-Sainte-Honorine par le président de la mosquée, (...)

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