"Je ne suis plus en bataille" : dans "Fiasco", Warren Zavatta raconte sa trajectoire cabossée et sa bipolarité

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Face, Warren Zavatta est un ­artiste complet : musicien, chanteur, jongleur, humoriste. Pile, c'est un homme blessé : lâché par un grand-père célèbre – le clown du même nom, qui ne lui a jamais accordé la moindre attention ; lâché par son corps, aussi – il y a sept ans, il a appris qu'il était bipolaire. "Le diagnostic est compliqué entre les dépressifs, les borderline, les schizophrènes et les cons, dit-il dans son nouveau spectacle*. Pour moi, il a fallu trente ans, j'ai bien failli y rester."

Mais l'homme à la voix grave et au rire éclatant a tenu bon. Mieux, à 53 ans, il réconcilie ses "­docteur Jekyll et M. Hyde" intérieurs. C'est cette trajectoire cabossée et ­touchante qu'il s'apprête à raconter sur scène. "J'ai hâte de retrouver le public, lance-t-il. Je suis prêt!" Des appréhensions? Pas ­vraiment : trois spectacles-tests, trois ovations debout pour sa sincérité et son ­humour.

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Tu passes de l'incarcération à l'ovation, de l'ombre à la lumière

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Dans son premier one-man-show, Warren Zavatta réglait ses comptes avec le monde du cirque, qu'il a fui à l'âge de 14 ans, et notamment avec Achille Zavatta, le clown de "La Piste aux étoiles", "grand-père de tout le monde, sauf le mien". Cette fois, c'est avec lui-même qu'il n'est pas tendre. Il raconte la célébrité, ses mauvais acolytes – l'alcool, les rails de coke en coulisses – et les conséquences en pagaille, sa première compagne qui s'éloigne avec leurs deux filles, Romane et Lili, aujourd'hui âgées de 15 et 18 ans. Les...


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