"Nous ne sommes pas des bandits !" : des restaurateurs excédés par les contrôles

Par Jacques Paugam
·1 min de lecture
Un employé de restauration après la fermeture de son établissement en raison du couvre-feu, le 17 octobre 2020 à Paris.

En Île-de-France, les contrôles de police renforcés passés à 18 heures mettent les restaurateurs, fortement impactés par la crise, sous tension. Témoignages.

« Ils étaient aussi ennuyés que nous », s'étonnerait presque Philippe. Aux commandes de son établissement parisien, c'est avec un certain agacement que ce restaurateur a reçu, il y a quelques jours, la visite d'agents de police dépêchés pour un contrôle. Las, l'horaire ? 18 heures à peine révolues ? ne devait rien au hasard. « J'ai transformé ma devanture en épicerie, on y vend un peu de tout. De l'huile d'olive, par exemple. » Une échoppe de fortune pour remédier au manque à gagner qui plombe les restaurants depuis près d'un an et la date fatidique du premier confinement. Résultat ? Un avertissement pour infraction au couvre-feu fixé à 18 heures depuis le 16 janvier dernier. « On avait un peu tardé », confesse Philippe, mais rien qui justifie, de l'avis de nombreux restaurateurs, ce harcèlement policier, préfecture en tête. « Nous ne sommes pas des bandits de grand chemin ! »

Quelque 3 498 contrôles, 12 verbalisations de clients d'établissements recevant du public, un coup de filet qui conduira à 67 verbalisations et une interpellation, celle du gérant : les chiffres de la préfecture de police à Paris, entre le 6 et 17 février, sont éloquents. D'une façon générale, la règle, qui veut qu'à partir de 18 heures les restaurants encore ouverts ne fassent plus que de la livraison, est dûment respectée.

Serrage de vis

Mais depuis une quinzaine de jours, des contrôles récurrents laissent poindre l'agacement chez les professionnels de la restauration, comme Phili [...] Lire la suite

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