"Nous n'avons pas de marge de manœuvre": faute de personnel, des services d'urgence obligés de fermer

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Entre fortes affluences et manque de personnel, les périodes des fêtes de fin d'année se sont révélées délicates pour de nombreux hôpitaux à travers le pays. Ces derniers jours, les cas de services fermés se sont multipliés. Aux Sables-d'Olonne, en Vendée, le seul médecin en service aux urgences le 27 décembre ne pouvait assurer sa nuit de garde. Dans la Sarthe, l'hôpital de Saint-Calais a été concerné dans la nuit du 30 au 31 décembre, l'établissement se trouvant "confronté à des problèmes de continuité et de permanence des soins", indiquait Ouest-France

Pour autant, les fermetures d'urgences ne se restreignent pas à la seule période des vacances d'hiver, durant laquelle le personnel est logiquement moins nombreux. Plus tôt en décembre, c'est l'hôpital de Guise, dans l'Aisne, qui a vu son service fermé pour le mois. Une situation temporaire due à l'absence du praticien du service, qui n'a pu être remplacé.

"Nous sommes tous sur la corde" 

Contacté par BFMTV.com, Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) cite son propre exemple.

"J'ai été en vacances jusqu'à dimanche et j'ai repris lundi, je vais faire 82 heures cette semaine. Nous n'avons pas de marge de manœuvre, nous sommes tous sur la corde. Nous sommes tous mobilisés, mais il y a une fuite des personnels, il n'y a pas d'améliorations."

Pour ce dernier, l'un des principaux problèmes reste...

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