Un navire syrien transportant du blé ukrainien immobilisé dans un port libanais

PHOTO IBRAHIM CHALHOUB/AFP

Un navire syrien soumis aux sanctions américaines a accosté au port de Tripoli, dans le nord du Liban, chargé d’orge et de farine de blé ukrainiens à destination de la Syrie, rapporte ce vendredi 29 juillet le site syrien d’opposition Enab Baladi.

Le navire, qui transporterait 5 000 tonnes d’orge et la même quantité en farine de blé, serait parti d’un port de Crimée, fermé à la navigation internationale, selon l’ambassade ukrainienne à Beyrouth, citée par le média.

L’ambassadeur d’Ukraine au Liban a rencontré, jeudi 28 juillet, le président libanais, Michel Aoun, et lui aurait affirmé que l’achat de céréales volées, qu’elles soient destinées au marché libanais ou syrien, “nuirait aux relations bilatérales” entre Kiev et Beyrouth, rapporte Enab Baladi, citant l’agence Reuters. La Russie nie les allégations selon lesquelles elle aurait pillé du blé ukrainien.

Une autre cargaison partie de Sébastopol en mai

Au Liban, les autorités douanières et le ministère de l’Agriculture suivent désormais l’affaire et auraient ordonné au port de Tripoli de stopper la décharge de la cargaison dans l’attente d’investigations, selon le site. Le Latakia est l’un des trois navires appartenant à l’Autorité portuaire syrienne soumis à des sanctions américaines depuis 2015.

En juin dernier, l’ambassade d’Ukraine à Beyrouth a affirmé que la Russie avait envoyé à son allié syrien environ 100 000 tonnes de blé volé à l’Ukraine, transportées à bord d’un navire battant pavillon russe et ayant accosté fin mai au port de la ville côtière de Lattaquié, en Syrie, rappelle le média.

Le navire Matros Pozynich serait parti le 19 mai du port de Sébastopol, en Crimée, annexée par la Russie depuis 2014, selon les données de Refinitiv, l’un des plus grands fournisseurs mondiaux de données sur les marchés financiers. Et ce même navire avait jeté l’ancre au port de Lattaquié, selon des images satellite datant du 29 mai, précise Enab Baladi.

Le Liban et la Syrie connaissent une crise économique aiguë, marquée, entre autres, par d’importantes pénuries aggravées par la guerre en Ukraine.

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