Naufrage sur le lac Kivu, l’éternel danger du transport fluvial en Afrique

Jacques Deveaux
13 morts, 114 disparus : le bilan du dernier naufrage le 15 avril 2019 sur la rive congolaise du lac Kivu reste incertain. Il braque de nouveau les projecteurs sur le transport nautique dans la région des Grands lacs et en Afrique. Pirogues en piteux état et surchargées, non-respect des normes de sécurité, méconnaissance des règles de navigation, le constat est toujours sans appel.

Le président Félix Tshisekedi s’est rendu dans la ville de Mukwidja jeudi 18 avril. "Plus de 142 familles endeuillées, c’est pratiquement tout le territoire qui est ébranlé", a déclaré le président, annonçant une journée de deuil national. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes du drame. Il a également remis un millier de gilets de sauvetage, que les voyageurs devront porter, première étape selon lui sur le chemin de la sécurité. Car une grande partie de la population ne sait pas nager.

"Pour le long terme, nous allons voir comment éviter ces drames à l’avenir", a déclaré Félix Tshisekedi. Vaste programme, qui ne se limite pas à la fourniture de quelques gilets. Dans le même temps, il a annoncé la construction de quatre nouveaux ports dans la région. L’idée est de mieux contrôler le respect de la réglementation en ne laissant "accoster ici que les grands bateaux, qui sont plus sécurisés".

C’est sans compter sur une corruption endémique. "Il suffit de donner 10 dollars pour qu’on vous laisse tranquille", explique Cikuru Belembe, (...)

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