Naufrage du Bugaled Breizh: la justice britannique écarte la thèse du sous-marin

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La justice britannique s'est rangée vendredi à la thèse de l'accident de pêche pour expliquer le naufrage du chalutier français Bugaled Breizh, qui a fait cinq morts en 2004.

La justice britannique s'est rangée vendredi à la thèse de l'accident de pêche pour expliquer le naufrage du chalutier français Bugaled Breizh, qui a fait cinq morts en 2004, écartant la thèse du sous-marin défendue par les familles des victimes.

Cinq ans après le non-lieu définitif prononcé en France, les proches des victimes espéraient que les trois semaines d'audiences tenues en octobre à la Haute Cour de Londres permettraient de faire apparaître de nouveaux éléments susceptibles de relancer l'enquête.

Mais alors que la justice française n'avait pu trancher entre l'hypothèse d'un sous-marin et celle d'un accident de pêche, le juge Nigel Lickley s'est montré plus catégorique et a douché leurs espoirs: le chalutier a "coulé en raison d'un accident de pêche", a-t-il tranché en rendant ses conclusions, ajoutant qu'aucun autre navire ne se trouvait à proximité.

Le bateau breton a sombré très rapidement le 15 janvier 2004 au large des Cornouailles (sud-ouest de l'Angleterre) où il pêchait dans des conditions météorologiques plutôt bonnes. Les cinq marins qui se trouvaient à bord avaient été emportés par le fond. "Je chavire, viens vite!", avait lancé ce jour-là le patron du Bugaled Breizh ("Enfants de Bretagne" en breton) Yves Gloaguen, dans un appel de détresse à l'un de ses confrères à la mi-journée.

Cinq marins expérimentés

A bord du chalutier, se trouvaient cinq marins expérimentés, "à cheval sur la sécurité", selon leurs proches. Des cinq victimes, seuls les corps de Patrick Gloaguen, Yves Gloaguen et Pascal Le Floch ont été retrouvés - le premier dans l'épave lors de son renflouement, les deux autres dans les eaux britanniques.

C'est sur les décès de ces deux derniers que se concentrait la procédure britannique.(...)


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