Naufrage au large de l'Italie: graves dysfonctionnements dans la chaîne de recherche et secours

AP - Antonino Durso

Alors que les recherches de personnes toujours portées disparues se poursuivent le long des côtes calabraises, plusieurs entités sont mises en cause dans les retards des secours pour éviter le dramatique naufrage du Summer love, nom du bateau surchargé de migrants qui s'est brisé à l'aube du 26 février près d'une plage de la province de Crotone, en Italie.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Pour comprendre les dysfonctionnements dans la chaîne de recherche et secours, il faut remonter au 25 février dernier. À 22h30, Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières, signale aux autorités « la présence d'une embarcation à 70 kilomètres des côtes calabraises, naviguant à une vitesse de six nœuds et en bonne condition de flottabilité ».

Ce signalement n'alerte en aucun cas sur le danger encouru par l'embarcation. Peu après, la Guardia di Finanza – la police financière – sous contrôle du ministre de l'Intérieur, Matteo Piantedosi, envoie deux bateaux, basés dans les ports de Crotone et Catanzaro, pour intercepter l'embarcation. Mais ils font demi-tour en raison d'une forte tempête.

Rien ne se passe du côté de la garde côtière, qui dépend à la fois du ministre des Transports Matteo Salvini et de celui de l'Intérieur. Ce n'est qu'à 4h30 du matin, le 26 février, que le commandant de la garde côtière de Crotone, Vittorio Aloi, reçoit un appel pour l'envoi de dispositifs de recherche et sauvetage. Les secours arrivent à 5h30. Trop tard, le naufrage du bateau surchargé de migrants étant déjà survenu.


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