Le "Native Noir" de David Heska Wanbli Weiden

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Prenez la victoire de Joe Biden dans l'Etat d'Arizona. Il peut remercier les Latinos mais aussi la tribu des Navajos qui a voté en masse, plus de 80%, pour le candidat démocrate. Une victoire comme un dû, comme si l'Histoire du pays était effacée d'un trait, d'un seul, face au danger personnifié par Donald Trump. Le romancier Native-American ne le voit pas de cet œil. Rien n'est politiquement correct dans ce roman. A commencer par le job du personnage principal, Virgil Wounded Horse, justicier métis d'origine Lakota, et qui loue ses biscoteaux pour une petite somme d'argent. Ses services s'étendent de la recherche de personnes disparues à ceux moins glamour qui consistent à foutre une bonne branlée aux récalcitrants en tout genre. "En général, je prends quelques dollars pour chaque dent ou chaque os que je tabasse, mais pour botter le cul de Guv, je l'ai fait gratos." Pas de quoi pavaner, Virgil en convient mais le travail est un peu juste dans la réserve Rosebud, située à plus de trois cent vingt kilomètres du Mont Rushmore dans le Dakota du Sud.

"Un trafiquant d'alcool mais pas un dealer de blanche"

Virgil est le tuteur légal de son neveu Nathan depuis la disparition des parents de ce dernier. Le gamin est un adolescent de 14 ans à peu près sans histoire, mais il n'empêche, un beau jour Virgil le retrouve catatonique en overdose dans son lit. Héroïne. Virgil n'en revient pas. De la marijuana dans la réserve, oui mais de l'héro, ça ce n'est pas banal. Pire, c'est même pour ...


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