Nathalie Tronche : ‘‘Nous ne perdons pas l'espoir de retrouver notre fils''

INTERVIEW. Avec son mari Éric, Nathalie se bat pour retrouver Lucas, 15 ans, leur fils, disparu à Bagnols-sur-Cèze, le 18 mars 2015. A retrouver dans Envoyé spécial : le corbeaux, diffusé jeudi 24 mai, à 20h55, sur France 2.

Quelles sont les circonstances de la disparition de Lucas ?

Nathalie Tronche : C'était un mercredi. Vers 17 h 10, Valentin, mon fils aîné, a dit à Lucas qu'il était l'heure de partir pour leur cours de natation. Je ne pouvais pas les déposer, ils devaient donc aller à trottinette jusqu'à l'arrêt de bus (20 minutes environ), puis prendre le car jusqu'à la piscine du village voisin. Au moment du départ, Lucas a dit à Valentin de partir devant, qu'il fermerait la maison. Valentin n'a jamais vu arriver son frère.

Quand découvrez-vous que votre fils avait disparu ?

Plus tard, je suis rentrée à la maison vers 18 h avec mon fils cadet, Arthur. Persuadée que mes aînés étaient à la piscine, j'ai vaqué, repassé, et vers 20 h, suis partie en auto jusqu'à l'arrêt de bus pour les récupérer. Sauf qu'il n'y avait que Valentin. Il m'a dit que son frère devait être à la maison, qu'il avait raté le bus et la piscine. Il y avait un problème : je venais de la maison et Lucas n'y était pas. Son portable était sur messagerie.

À quoi songez-vous ?

À un accident de trottinette. On a appelé police secours et checké les admissions des hôpitaux, on a compris que ce n'était pas ça. En fouillant la maison, on s'est aperçu que ses affaires de piscine, ses papiers, son argent et la trottinette étaient là. Il était parti avec un sac à dos, sa doudoune... Et avait éteint son portable deux minutes après le départ de Valentin. On a déclaré sa disparition au commissariat et on l'a cherché jusqu'à tard dans la nuit. Le lendemain, une voisine a signalé un individu qui lui ressemblait. La gendarmerie a fait venir les chiens qui suivent une piste en boucle sur 14 km, autour de la maison.

Que disent les enquêteurs ?

Ils sont persuadés que Lucas a fugué. Or il n'avait aucune raison de le faire : ça se passait bien à la maison, il s'entendait bien avec ses frères, il venait d'avoir les félicitations au collège, aucun de ses copains ou de ses profs n'ont (...)

Lire la suite sur Telestar.fr

Francine Christophe : “J'ai vu des choses effroyables”
“En Bolivie, nous avons pris un bus extraordinaire !”
Céline : “Pour sauver mon fils, j'ai fait la guerre aux trafiquants”
Léa : “Ce n'est pas parce que j'ai 1 million d'abonnés sur YouTube que ma vie est incroyable”
Élise : “Vivre à la ferme, c'est un choix que je ne regrette pas”