Natalité italienne : le chèque attribué aux familles ne suffira "probablement pas pour le long terme", estime le chercheur Gilles Pison

franceinfo
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Le chèque mensuel attribué aux familles italiennes dès le premier enfant, na va "probablement pas" suffire "et pas pour le long terme" à endiguer la dénatalité, a affirmé lundi 5 avril sur franceinfo Gilles Pison, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, chercheur associé à l'Ined, l'institut national des études démographiques, alors que le Sénat italien a approuvé une allocation de 250 euros mensuels par enfant, jusqu'à l'âge de 21 ans, pour faire face à la baisse de démographie engendrée par la crise du Covid-19.

"Cela fait une trentaine d'années que la fécondité est relativement faible dans les pays d'Europe du Sud, Portugal, Espagne, Italie, Grèce, et nettement plus faible que dans les pays du Nord, les pays scandinaves, mais aussi la France, le Royaume-Uni", détaille Gilles Pison. "C'est en partie lié à l'importance des politiques familiales en termes de part du PIB." Dans les pays du Nord, ce sont "3 à 4% du PIB" qui sont consacrés aux aides aux familles, contre "1,5% dans les pays du Sud". Cette moindre fécondité dans les pays du Sud est constatée "depuis déjà une trentaine d'années".

Une "grande stabilité de la fécondité" en France

Selon le chercheur "ce n'est pas tellement lié à l'importance en soi des aides financières, mais plutôt à la difficulté pour les femmes de concilier le travail et cette filiation". Si elle est "difficile partout", elle s'avère "plus difficile dans le Sud que dans le Nord". Ces politiques familiales "visent à assurer une sorte (...)

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