Natalie Dessay : sa révérence à Nougaro

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Avant Gad Elmaleh, Natalie Dessay a elle aussi consacré un album au génie de Claude Nougaro (Nougaro, sur l'écran noir de mes nuits blanches, Sony Music) qu'elle reprend sur scène jusqu'en décembre. Forte d'une relation qu'elle avait tissée avec lui juste avant sa disparition, la soprano se souvient : "Nous avions sympathisé, il est venu manger à la maison. Il était fils de chanteur d'opéra et il savait que Toulouse est une ville importante pour moi car j'y ai débuté ma carrière lyrique."

Il lui avait même promis une chanson qu'il aurait intitulée La Fée Clochette, parce qu'elle l'avait subjugué dans Lakmé, l'envoûtant opéra de Léo Delibes… C'est ainsi qu'elle a participé à La Note bleue, l'ultime album de Nougaro, sorti après sa mort. "Mais à l'époque j'étais encore chanteuse d'opéra et, sur Autour de minuit, je ne faisais que des vocalises en voix de tête", précise-t-elle.

Natalie Dessay ne cherche pas à copier Nougaro

Sur l'album qu'elle a gravé l'an dernier, sa voix est plus grave. Son chant plus intime et jazzy se met, aussi, au service des mots. "Cette dimension m'a souvent manqué à l'opéra, où la performance vocale prend toujours le dessus." Il lui aura donc fallu "désapprendre" mais, estime-telle, sans rien perdre au change. "Cet album est l'un de ceux dont je suis le plus fière, car il me donne l'impression de me recréer et il m'offre une joie sans nom : chanter dans un micro, sans forcer!"

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Je voulais célébrer la part féminine de Nougaro

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Dépouillé et surprenant, par...


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