La Nasa veut traquer les extraterrestres via la pollution atmosphérique de leur planète

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Du dioxyde d’azote (NO2), de nombreuses sources peuvent en émettre. Les océans, les volcans, les combustibles fossiles. Mais, « sur Terre, la plus grande part des émissions de NO2 provient de l’activité humaine. Jusqu’à 76 % des émissions totales, assure Ravi Kopparapu, chercheur au Goddard Space Flight Center de la Nasa, dans un communiqué de la NasaC’est pourquoi nous pensons qu’observer du NO2 dans l’atmosphère d’une exoplanète habitable pourrait indiquer la présence d’une civilisation extraterrestre avancée ».

C’est la première fois que ce polluant primaire est envisagé comme une possible technosignature. Avant cela, les chercheurs avaient déjà vu dans un autre polluant, une technosignature probable : les chlorofluorocarbures (CFC). Mais ce sont des produits chimiques manufacturés très spécifiques que lesdites civilisations extraterrestres avancées pourraient ne pas utiliser. Alors que le NO2 apparaît comme un sous-produit de toute combustion.

Une pollution au dioxyde d’azote pas si simple à détecter

Le dioxyde d’azote peut être détecté grâce au fait qu’il absorbe certaines longueurs d’onde de la lumière. L’étude des chercheurs de la Nasa montre ainsi qu’une civilisation extraterrestre produisant la même quantité de NO2 que l’humanité pourrait être détectée jusqu’à 30 années-lumière de la Terre. Il faudrait pour cela tout de même 400 heures d’observations dans le spectre du visible.

Les astronomes avancent aussi que les chances de détecter du NO2 sont meilleures en direction d’étoiles plus froides que notre Soleil. Des étoiles de type K et M. Celles-ci, en effet, produisent moins de rayonnements ultraviolets qui brisent les liaisons du dioxyde d’azote. Il faudra toutefois veiller à bien distinguer le NO2 émis naturellement de celui émis par...

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