La Nasa traque les émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre

Nathalie Mayer, Journaliste

Le méthane (CH4). Selon les experts, ce gaz serait responsable de 20 à 30 % de l’augmentation des températures enregistrée à ce jour dans le contexte du réchauffement climatique. Et des chercheurs de la Nasa (États-Unis) présentent aujourd’hui un nouvel outil 3D destiné à visualiser la diversité des sources de ce puissant gaz à effet de serre et à suivre ses concentrations et ses déplacements dans l’atmosphère.

Rappelons que le potentiel de réchauffement global (PRG) du méthane est 25 fois supérieur à celui du CO2. Et que les sources sont nombreuses. Du méthane est émis lorsque l’on recourt à des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole ou le gaz. Mais les océans émettent aussi du méthane. Tout comme les sols des zones humides ou l’agriculture. La culture du riz, notamment, ainsi que l’élevage. Globalement, « on estime que jusqu’à 60 % du flux actuel de méthane de la terre vers l’atmosphère est le résultat des activités humaines », raconte Abhishek Chatterjee, chercheur, dans un communiqué de la Nasa. Mais il restait difficile pour les scientifiques – par manque de mesures et de compréhension des phénomènes de rétroaction – de prédire les tendances futures.

Pour résoudre ce problème, les chercheurs de la Nasa ont recueilli des données provenant d’inventaires d’émission, de campagnes de terrain ou encore d’observations satellites. Des données qu’ils ont injectées dans un modèle qui estime aussi les émissions dues à des processus naturels connus. Et qui simule également la chimie atmosphérique qui décompose le méthane. Puis ils lui ont adjoint un modèle météorologique permettant de visualiser le parcours du méthane dans notre atmosphère.


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