La Nasa s’inquiète des micrométéorites qui frappent le télescope James-Webb

Nous sommes désormais à une poignée d'heures seulement de la publication des premières images prises par le télescope spatial James Webb (JWST). Mais les ingénieurs qui suivent le projet nous signalent aujourd’hui qu’il y a une autre raison de retenir notre souffle : les micrométéorites. Ou plus exactement d’un point de vue sémantique, les micrométéoroïdes – les premières correspondant à des objets qui traversent l’atmosphère terrestre, les secondes à des objets qui voguent dans l’espace. En mai dernier, déjà, le télescope spatial avait été frappé. Sans toutefois qu’il y ait à déplorer de dégâts importants.

Une micrométéorite a percuté le télescope spatial James Webb

L’instrument a été conçu et construit justement pour résister à ce genre de mésaventure. Qui lui est déjà arrivé à cinq reprises depuis son lancement. Mais l’impact du mois de mai a suscité des questions. Il était plus important que les scientifiques l’avaient imaginé. Alors, était-ce une sorte d’anomalie ou le télescope spatial James Webb doit-il s’attendre à de telles attaques plus régulièrement que prévu ?

Vers des bulletins de météo météoritique

La difficulté, c’est que le miroir du JWST est bien plus soumis aux impacts de micrométéorites que celui du télescope spatial Hubble, par exemple. Il est plus grand et plus exposé à l’environnement spatial. Mais les ingénieurs de la mission avaient estimé que même avec un impact par mois, seulement 0,1 % de la surface du miroir primaire serait affectée en dix années d’opération.

Les micrométéorites ne dépassent généralement pas les dizaines de micromètres de diamètre. La taille d’un grain de sable. Mais même de minuscules particules peuvent causer des dommages physiques aux engins spatiaux. Car elles se déplacent à très grande vitesse. © ImageBank4U, Adobe Stock
Les micrométéorites ne dépassent généralement pas les dizaines de micromètres de diamètre. La taille d’un grain de sable. Mais même de minuscules particules peuvent causer des dommages physiques aux engins spatiaux. Car elles se déplacent à très grande vitesse. © ImageBank4U, Adobe Stock

L’impact du mois de mai dernier a été « réparé » en...

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