Comment la Nasa étudie l'influence des éruptions volcaniques sur le climat

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L'histoire a démontré que les éruptions volcaniques peuvent avoir un effet durable à une échelle régionale et parfois mondiale : destruction de Pompéi et Herculanum en 79, l'éruption du Krakatoa en 1883 ou encore celle de l'Eyjafjöll en 2010. Depuis 1978, la Nasa emploie certains de ses satellites à l'observation de ces monstres magmatiques. Le but ? Surveiller leur impact sur le climat.

Dans les violentes éruptions citées ci-dessus, leur puissance a influé sur le climat à l'international. L'agence spatiale a donc élaboré une procédure nommée Nasa's Eruption Response Plan (ou Plan de surveillance d'éruption de la Nasa), lancé en 2018, afin d'anticiper ces évènements.

L'influence des volcans sur l'atmosphère

Tous les volcans n'ont pas la puissance pour dérégler le climat lors de leur éruption. Les plus violents, qualifiés « d'explosifs », sont classés dans quatre catégories : les peléens, dont les explosions sont à classer dans la catégorie « modérée », les vulcaniens ayant une explosivité variable de modérée à forte, les vésuviens dont la classification va de modérée à violente, les pliniens dont l'expansivité est très violente et les krakatoens, considérés comme « cataclysmiques ».

Éruption du Pinatubo aux Philippines, en 1991. La quantité de matière propulsée a provoqué un refroidissement général de 0,5 °C sur Terre. © AFP, Arlan Naeg
Éruption du Pinatubo aux Philippines, en 1991. La quantité de matière propulsée a provoqué un refroidissement général de 0,5 °C sur Terre. © AFP, Arlan Naeg

Lors d'une éruption, l'explosion du sommet du cône d'un volcan va projeter un panache volcanique ou colonne éruptive dans les airs, à des hauteurs pouvant occasionnellement atteindre la stratosphère. En 1815, la colonne suivant l'explosion du Tambora en Indonésie a culminé à 44 kilomètres d'altitude. De ces explosions, une énorme quantité de matière comportant divers gaz est projetée dans les airs. Ces gaz sont principalement du sulfure de dioxyde (SO2) et du sulfure d'hydrogène (H2S) qui, une fois en suspension à plusieurs kilomètres de hauteur, ne disparaissent pas instantanément. Après quelques semaines, ils se transforment en...

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