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Narcotrafic à Marseille : un « plan Marshall » réclamé pour préserver « l'État de droit »

« L’épicentre d’un phénomène national ». Les magistrats alertent sur le phénomène du narcotrafic et ses conséquences à Marseille. De surcroît, ils réclament l’intervention de l’État pour l’endiguer. Mardi, plusieurs éminents fonctionnaires du tribunal judiciaire de la cité phocéenne ont dressé un constat implacable du trafic de stupéfiants, devant une commission d’enquête sénatoriale créée ad hoc, comme l’a rapporté Public Sénat.

Selon les magistrats, Marseille cristallise les ramifications les plus sensibles du narcotrafic : « troubles à l’ordre public conséquents, […], victimes collatérales », autant de faits qui se traduisent par une modification du « mode de vie des habitants des quartiers », a lancé le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone. Depuis plusieurs années, la situation s’est aggravée. En 2023, le nombre de d’assassinats en bande organisée a doublé par rapport à 2022, en atteignant le chiffre de 50. « Marseille est la seule ville à ce point gangrénée », a martelé Isabelle Couderc, vice-présidente du tribunal judiciaire de Marseille.

Un système carcéral à bout de souffle

Outre les problématiques traversées dans la deuxième ville la plus peuplée de France, la nature du phénomène a gagné d’autres territoires, comme l’ont expliqué les magistrats. Une économie parallèle s’est mise en place, faite d’échanges de main-d’œuvre et d’investissements massifs dans d’autres territoires situés à l’extérieur des Bouches-du-Rhône. Le narcotrafic marseillai...


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