Nantes: plus de 600 manifestants pour défendre bars, restaurants et discothèques

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Une manifestante brandit une pancarte lors d'une manifestation à Nantes, le 30 novembre 2020.

"Laissez-nous travailler": jusqu'à 650 personnes, selon la police, ont défilé lundi à Nantes pour dire "non" à la mort des travailleurs de la restauration, bars et discothèques, derrière une guillotine menaçant d'exécuter la filière.

"Tenue sombre de rigueur": les manifestants se sont rassemblés à 10H30 sur l'Esplanade des Machines de l'Ile de Nantes avant de partir une heure plus tard en cortège vers le centre-ville.

La manifestation aux allures de marche funèbre était organisée à l'appel de l'Union locale des métiers de l'industrie de l’hôtellerie, Umih 44, et le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration.

"Restaurateurs, artisans, nous sommes essentiels", ont-ils scandé, défilant derrière une banderole noire sur laquelle était écrit "Laissez-nous travailler", a constaté un photographe de l'AFP.

"Je suis restaurateur", "je suis discothèque", "je suis bar", "hôtelier", "cafetier", "traiteur", "événementiel", "brasseur", "grossiste", clamaient aussi des pancartes brandies par les manifestants, patrons et salariés d'établissements recevant du public fermés à cause de la crise sanitaire.

"Macron Castex... Protéger oui, sacrifier non", pouvait-on lire également sur un panneau au-dessus d'une guillotine dans laquelle avait été placé un mannequin revêtu d'une toque blanche et d'un masque chirurgical.

Pour l'Umih 44 avec des "établissements fermés", c'est "toute une filière en danger", écrit-elle sur sa page Facebook.

L'Umih 44 rappelle que depuis mars les entreprises du secteur des cafés, hôtels, restaurants, discothèques, traiteurs, organisateurs de réception, lieux de réception et évènementiel, "subissent de plein fouet les conséquences économiques, sociales et désormais psychologiques de la crise liée à l’épidémie de Covid-19".

Dans son appel, l'Umih avait appelé ses travailleurs à "faire du bruit pour faire entendre notre colère".

"Un seul mot d’ordre, #TousEssentiels, nous voulons travailler !!", avait-elle souligné.

"Ras-le-bol de la stigmatisation de nos métiers, ras-le-bol de l'engagement non tenu par le chef de l’État sur le zéro chiffre d'affaires égale zéro charge, ras-le-bol de ne pas avoir de perspectives", martèle également l'Umih dans une vidéo appelant à la mobilisation de l'ensemble des salariés de la filière.

La réouverture des restaurants est envisagée pour le 20 janvier, mais à la condition expresse que "la période des fêtes de fin d'année ne (se soit) pas traduite par un rebond de l'épidémie", a prévenu le Premier ministre le 26 novembre.

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