Nancy: un mois avec sursis pour avoir menacé de décapiter des enseignants

Cy.C
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Police - Photo d'illustration - Bertrand Langlois / AFP
Police - Photo d'illustration - Bertrand Langlois / AFP

Un jeune homme devait se voir proposer ce samedi une peine d'un mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d'intérêt général après avoir menacé de décapiter des enseignants puis de mettre le feu au lycée de Nancy où sa soeur est scolarisée, a-t-on appris de source judiciaire.

Le prévenu devait faire l'objet d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité "pour menace de mort sur personne chargée d'une mission de service public et violences volontaires dans un établissement scolaire ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (ITT) inférieure à 8 jours", a indiqué le procureur de la République de Nancy François Perain.

Une "interdiction de paraître" dans l'établissement scolaire et "d'entrer en contact avec les victimes" devait également lui être signifiée.

Le jeune homme placé en garde à vue

Jeudi, après une bagarre entre lycéens, ce frère aîné d'une élève s'était présenté "dans un grand état d'excitation" au lycée, selon François Perain. Lors d'un entretien que lui avait accordé la proviseure de l'établissement, il avait menacé : "S'il arrive quelque chose à ma soeur, je vais couper la tête des surveillants, je vais couper la tête des professeurs, je vais foutre le feu au bahut".

Le jeune homme, âgé de 20 ans et qui n'a jamais été condamné, avait ensuite quitté le lycée. Mais s'apercevant qu'il avait oublié son téléphone, il était revenu le chercher, après s'être calmé.

C'est ainsi qu'il avait retrouvé l'élève qui s'en était pris à sa soeur, l'avait poursuivi dans les toilettes et lui avait donné un coup de poing, entraînant une ITT d'une journée, toujours selon le magistrat. Interpellé, il avait été placé en garde à vue le jour-même.

Cet incident est survenu près d'un mois et demi après la décapitation, le 16 octobre, de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie de 47 ans dans un collège des Yvelines où il avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Article original publié sur BFMTV.com