Naissance de planètes : de nouvelles observations éclairent ce phénomène encore peu connu

Evan Rich, University of Michigan

Des chercheurs de l’université du Michigan ont peut-être découvert en juin 2022 une protoplanète, un phénomène que les astronomes ont encore du mal à observer.

"C’est le début d’une nouvelle ère", s'enthousiasme Jean-François Gonzalez, chercheur au centre de recherche astrophysique de Lyon et spécialiste des disques protoplanétaires. Le spécialiste réagit auprès de Sciences et Avenir après la découverte de deux protoplanètes, ainsi que l'on nomme ces astres en devenir (dans le cadre de travaux de recherche auxquels il n'a pas participé). "C’est difficile d’en trouver car le plus souvent les jeunes planètes sont cachées dans les disques de poussière" explique Jean-François Gonzalez. Le nombre observé de planètes en cours de formation se compte sur les doigts d’une main.

Ce sont les chercheurs de l’Université du Michigan qui ont trouvé cette candidate de protoplanète, autour d’une très jeune étoile (V1295 Aql) ; leurs résultats seront publiés dans l’Astronomical Journal. Un peu plus tôt la même année, en avril 2022, des astronomes ont détecté un autre "bébé planète", nommée AB Aurigae b, grâce aux télescopes Hubble et Subaru (Japon).

Observer l’environnement des étoiles

Les protoplanètes se forment grâce à l’accrétion de poussières et de gaz présents autour d’une étoile, cet environnement autour de l’étoile est alors appelé disque proto-planétaire. Au bout de plusieurs millions d'années d'évolution, ces protoplanètes deviennent des planètes.

Pour augmenter les chances de détecter ces embryons planétaires, les chercheurs de l’Université de Michigan ont augmenté la taille de l’échantillon observé et ont choisi une technique de détection peu commune : la polarimétrie, qui permet d’observer des objets par contraste avec une lumière polarisée. De plus, ils ont préféré observer les indices laissés par les planètes plutôt que les planètes elles-mêmes. Ces fameux indices, ce sont des sillons et des trous dans les grands anneaux composés de grains de poussières qui se constituent autour des étoiles. Mais ces éléments trahissent seulement les étoiles de moins de 3 masses solaires. "Pour les étoiles plus massives, les structures sont a[...]

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