« Je n'ai que du chagrin à offrir » : après l'attaque, Nice sous le choc

De notre envoyée spéciale à Nice, Nadjet Cherigui
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L'attaque à Nice a fait 3 morts.
L'attaque à Nice a fait 3 morts.

La nuit vient de tomber, l'heure du couvre-feu approche, pourtant les Niçois venus en nombre ne se résignent pas à rentrer chez eux. Les multiples bougies déposées devant la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption témoignent de l'ampleur de l'émotion suscitée par l'attentat perpétré le matin même. Le geste de ce Tunisien de 21 ans qui a assassiné trois personnes au sein de l'église a plongé la ville de Nice à nouveau dans l'horreur des attaques islamistes, une fois de trop.

Devant l'édifice religieux, Mina, quinquagénaire d'origine marocaine et de confession musulmane, laisse exploser sa colère et sa douleur pour partager sa solidarité avec les victimes et leurs familles. « J'ai eu envie de vomir ce matin en entendant la nouvelle, s'étrangle-t-elle. Depuis cinq ans, ça ne s'arrête pas. La situation ne fait qu'empirer. Cette horreur, ce n'est pas nous. Ils n'ont pas le droit de tuer au nom de notre religion. Je suis en deuil dans ma famille depuis trois jours, mais je voulais être là pour ces gens assassinés. Nous fêtons Aïd Mawlid, la naissance de notre prophète. Cet homme a commis un massacre durant une période sainte. Il ne peut pas être musulman. »

Comme pour exorciser ses propres peurs, Mina parle à tous ceux qui veulent bien prendre le temps de l'entendre, discute avec des jeunes venus se recueillir comme elle. Elle dit son amour pour la France et son angoisse pour ce pays, mais aussi pour ses propres enfants, dont l'un va bientôt embrasser une carrière da [...] Lire la suite