«Quand je n'ai pas été augmenté, dans ma tête c'était fini» : la France face à la «grande démission»

C'est un phénomène qui nous vient tout droit des États-Unis . On appelle cela la "grande démission". Ces salariés qui claquent la porte du jour au lendemain et souvent sans prévenir, étonnant bien souvent l'entreprise qui n'a pas vu le coup venir. Près de 500.000 salariés, en contrat à durée indéterminée, ont quitté leur emploi depuis le début de l'année 2022. La première raison qui motive ces candidats au départ : le salaire.

"Tu es plus pauvre qu'il y a un an, c'est absurde"

C'est le cas de Thomas, 27 ans, qui a démissionné en mai de son poste de commercial. "Dans mon point annuel, en janvier, quand je n'ai pas été augmenté, dans ma tête c'était fini. C'est vrai que le coût de la vie augmente, tu te dis que si ton salaire n'augmente pas à côté, tu es plus pauvre qu'il y a un an, c'est absurde", soutient-il.

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Dans sa nouvelle entreprise, Thomas gagne près de 50% de plus. Un départ pour l'argent mais dans d'autres secteurs, comme la restauration, c'est aussi pour changer de vie. Alain Fontaine l'a constaté dans son restaurant parisien, il a perdu neuf employés, dont trois depuis le début de l'année. Les conséquences économiques sont significatives. "J'ai évidemment perdu du chiffre d'affaires en fermant le dimanche toute la journée et le samedi midi", regrette-t-il. "Car moi j'étais ouvert sept jours sur sept."

42% des moins de 35 ans envisagent de démissionner dans les 12 prochains moi...


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