Nadia Geerts : "Certains de mes collègues ne me défendent pas, à cause de mes conceptions laïques"

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Agrégée en philosophie, essayiste et chroniqueuse à "Marianne", Nadia Geerts est en proie à des problèmes sérieux avec la Haute École Bruxelles-Brabant, dans laquelle elle enseigne. Au point qu'une assemblée générale des représentants étudiants a voté une motion de défiance. Sa défense de la laïcité est mise en cause.

Marianne : Votre solidarité avec Samuel Paty, vous a causé des ennuis dans votre université. Pouvez-vous résumer ?Nadia Geerts : Cela a commencé le 19 octobre, deux jours après la décapitation de Samuel Paty. J’avais simplement publié un "#JeSuisSamuelPaty", sur la page Facebook de mon école, qui est gérée par le conseil étudiant – équivalent à un syndicat étudiant en France. À la suite de ce hashtag, j’ai reçu des agressions verbales de la part de trois anciens étudiants, qui me reprochaient d’être Samuel Paty, mais de ne pas avoir été Palestine ou hijab. Ils jetaient le soupçon sur mes indignations qui seraient à géométrie variable. Ils m’accusaient d’être raciste et islamophobe.À LIRE AUSSI : Les chroniques de Nadia Geerts sur MarianneUn premier événement marquant est intervenu quand j’ai demandé à l’une de ces agresseuses de préciser clairement qui elle visait, puisqu’elle ne me nommait pas. Après cette question, j’ai été bloquée sur la page Facebook de mon école, ainsi que les trois agresseurs, par le conseil étudiant, comme si je faisais partie du problème. J’ai tout de suite signalé les faits à la direction, qui pendant deux mois n’a rien fait,...

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