« Ce n’est pas aux syndicats de choisir le ministre de la Justice »

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Éric Dupond-Moretti est convoqué à la CJR le 16 juillet.
Éric Dupond-Moretti est convoqué à la CJR le 16 juillet.

La convocation d?Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, en vue de sa mise en examen le 16 juillet, suscite des remous au sein de la Cour de justice de la République (CJR). Deux députés, l?une Naïma Moutchou, élue du Val-d'Oise, membre de la majorité présidentielle, l?autre Antoine Savignat, élu du même département, qui siège dans les rangs des Républicains, ont présenté leur démission de l?instance judiciaire qui juge les délits ou crimes des ministres dans l?exercice de leurs fonctions.

Si ce sont des magistrats de l?ordre judiciaire qui filtrent les plaintes, ouvrent et instruisent les enquêtes, douze parlementaires (six députés et six sénateurs) composent la formation de jugement, en plus de trois magistrats. Il faut une majorité absolue pour prononcer une condamnation. Par conséquent, la voix des élus est primordiale. Selon nos informations, d?autres parlementaires pourraient suivre la fronde lancée par Naïma Moutchou. Interview de la frondeuse.

Le Point : Vous démissionnez de la Cour de justice de la République : pour quelles raisons ?

Naïma Moutchou : Je démissionne pour rappeler solennellement que chacun doit être à sa place : les juges comme les politiques. Dans l?affaire qui concerne Éric Dupond-Moretti, il y a une instruction en cours sur laquelle je n?ai pas à me prononcer, puisque je n?ai pas moi-même accès au dossier. C?est la méthode qui m?interpelle et me choque, le mélange des genres. C?est pourquoi je prends mes responsabilités en quitt [...] Lire la suite

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