Affaire des « écoutes » : Sarkozy se défend à l'ouverture de son procès

Jugé en première instance fin 2020 dans l’affaire des « écoutes », l’ancien chef de l’État avait écopé d’une peine de trois ans de prison, dont un an ferme.  - Credit:CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA
Jugé en première instance fin 2020 dans l’affaire des « écoutes », l’ancien chef de l’État avait écopé d’une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. - Credit:CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA

L'ancien président Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi ne « jamais » avoir « corrompu qui que ce soit », déclarant vouloir « défendre son honneur qui a été bafoué par des moyens invraisemblables », à l'ouverture de son procès en appel à Paris dans l'affaire dite des « écoutes ». La présidente de la cour d'appel Sophie Clément a, comme il est d'usage, vérifié l'identité de l'ex-chef de l'État, debout à la barre en costume et cravate noirs sur chemise blanche, avant de lui rappeler son droit au silence et de lui demander s'il contestait sa culpabilité comme sa peine.

Le droit au silence, « je n'ai jamais utilisé ce droit, ce n'est pas ici que je vais commencer », a déclaré Nicolas Sarkozy, rejugé avec son avocat historique Thierry Herzog et l'ex-magistrat Gilbert Azibert, après avoir demandé à faire une déclaration liminaire. « Nous allons entendre les écoutes, je m'expliquerai sur chacune des écoutes », a-t-il déclaré, faisant valoir que les conversations entre un avocat et son client étaient protégées par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.

« Paul Bismuth »

Ce sinueux dossier trouve son origine dans les interceptions téléphoniques de conversations entre M. Sarkozy et Me Herzog début 2014, sur une ligne non officielle ouverte sous l'identité de « Paul Bismuth ». Elles n'avaient pas été diffusées en première instance. « Les mots sont forts : corruption, trafic d'influence. Je suis ancien président de la République, je n'ai jamais corromp [...] Lire la suite