"Il n’y a donc pas de contrôle?": la CPAM la déclare morte à la place de son mari, la retraitée porte plainte

·2 min de lecture
La CPAM du Val d'Oise a indiqué par erreur le décès d'une habitante. (Photo d'illustration.  - FRED DUFOUR / AFP
La CPAM du Val d'Oise a indiqué par erreur le décès d'une habitante. (Photo d'illustration. - FRED DUFOUR / AFP

Tout commence par ce qui semble être un simple bug informatique. Numéro de sécurité sociale invalide, absence du versement de sa pension de retraite. Sur ces constats, Liliane M. décide le 9 août d'appeler sa caisse de retraite pour éclaicir cette situation.

Et la réponse que la retraitée obtient dépasse tout ce qu'elle a pu imaginer: la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Val d'Oise a indiqué son décès à toutes les administrations, raconte Le Parisien.

"C'est incompréhensible"

Pour la CPAM du Val d'Oise, Liliane M. est donc morte le 30 mai. Raison pour laquelle elle ne reçoit plus de paiement sur son compte. Or, le 30 mai, ce n'est pas elle qui est décédée mais son mari. L'ancienne contrôleuse de gestion l'assure au Parisien, elle est "très rigoureuse" et a donc envoyé à toutes les administrations, dont la CPAM, la copie du certificat de décès de son mari, et une lettre précisant son nom et son numéro de sécurité sociale.

"Ce qui est incompréhensible, c’est que la CPAM n’a qu’un acte de décès entre les mains mais elle en enregistre deux. Celui de mon mari mais aussi le mien! Il n’y a donc pas de contrôle? On m’a demandé plus de papiers pour mettre à jour la carte grise de mon mari que pour me déclarer morte. C’est quand même fou!", dénonce alors Liliane M.

De son côté, la CPAM parle de cette situation comme d'une "erreur humaine de saisie" et explique avoir "enregistré à tort le décès de Mme M. à partir du certificat de décès en raison d’une confusion sur les numéros à la lecture du document, et nous avons reçu ultérieurement un flux électronique de l’Insee nous informant du décès de Monsieur."

Elle indique par ailleurs que l'erreur a été corrigée et que Liliane M. a retrouvé ses droits à la sécurité sociale.

"La CPAM m'a volé mon deuil"

Mais entre-temps, l'habitante du Val d'Oise a dû entreprendre de nombreuses démarches pour prouver qu'elle était bien vivante, et elle a fait le choix de déposer une plainte auprès du procureur de la République de Pontoise. Une décision qu'elle a prise "pour le principe", car même si elle ne se retrouve pas "dans une situation financière délicate, ce n'est pas le cas de tout le monde".

Et à titre personnel, cette erreur a eu des conséquences pour Liliane M. "La CPAM m’a volé mon deuil. Je l’avais à peine commencé que j’ai dû me consacrer à toutes ces démarches administratives", déplore-t-elle.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles